Lycée de l'Image et du Son d'Angoulême

L’Argentine est une terre d’accueil et d’immigration depuis longtemps, comme en témoigne le magnifique et émouvant Musée de l’Immigration de Buenos Aires construit au début du XXème siècle et aussi appelé « Hotel de los inmigrantes » que certains de nos anciens élèves ont déjà visité.

Pour faire le lien, les élèves de l’atelier de notre cher et parfait Monsieur Pèbre se sont mis depuis plusieurs semaines dans la peau de migrants afin d’écrire leurs journaux de voyage !

Photo d’une table du Lycée de La Plata

Ils ont imaginé les raisons qui pouvaient pousser certains à fuir leur pays, imaginé aussi les arrivées, les regrets et les espoirs, les douleurs et les joies d’hommes et de femmes partis d’Afrique subsaharienne ou du Moyen-Orient, passés par la Grèce ou arrivés à Lampedusa…

Jeudi 22 mars après-midi, vous pourrez venir au CDI voir Roberto et ses élèves illustrer ces textes et profiter de l’occasion pour parler votre meilleur espagnol ! On vous attend nombreux !

EXTRAIT DU JOURNAL ÉCRIT PAR SARI 2nde1

Talawdi, Soudan,, 17/06/15
​​​Quiero salir de este pais ! Ayer, despues los disparos, los campesinos del pueblo vecino aprovecharon de nuestra debilidad para atacar nos. Mataron los pequénos, valaron nuestro ganado y toda nuestra comida. Hubaron un poco pero arriesgabamos de morir. Mis padres han muerto ! La posibilidad para que me muera es cada vez mas importante, y los pillajes de los otros pueblos eran multiples esta semana. Cogé una bolsa de cuero, las solas porcionas de granos, unas livras locales y sali con el calor sufocante, para alcanzar la Europa…
EXTRAIT DU JOURNAL ÉCRIT PAR AXEL 2nde1
Libye, Homs le 25 novembre 2015
​Aujourd’hui, je me trouve dans la ville de Homs : il y a un port. L’un de nos fils est mort touché part une balle mal tirée par un soldat;  il est même pas venu s’excuser d’avoir détruit une famille.  Nous sommes venus à cinq : nous avons été obligés de laisser les plus petits à la maison par peur qu’ils ne meurent durant le voyage. Avec ma femme, nous avons travaillé jour et nuit pour pouvoir rassembler tous les fonds en 13 jours ; heureusement que l’on avait des économies on a malheureusement tout pris. On n’habite qu’à 24 kilomètre de Homs mais j’ai dû laisser 6 de mes enfants et j’ai pris les plus grand car j’avais peur que mes petits ne survivent au voyage.

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